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La maison bioclimatique

La devise première de l’habitat bioclimatique : tirer parti de son environnement. La maison bioclimatique est une construction optimisée pour capter le maximum d’énergie naturelle. La règle numéro un est donc d’observer dans un premier temps les particularités du terrain sur lesquelles on souhaite faire construire la maison. S’agit-il d’une région chaude, froide ? Le terrain est-il plat, en pente ?

En fonction des particularités géographiques, la maison sera alors imaginée et conceptualisée. Une maison bioclimatique est un projet individuel et unique : chaque maison possède ses propres caractéristiques en fonction du terrain, de la région et du voisinage proche.

Habiter une maison bioclimatique

L’objectif est d’habiter dans une maison à la fois confortable et lumineuse, en réduisant au maximum les coûts de chauffage et d’éclairage.

Alors que la maison solaire est uniquement centrée sur l’énergie solaire de façon passive (éviter les inconvénients et tirer parti de façon passive des avantages), la maison bioclimatique est beaucoup plus active. Elle ne se contente pas de limiter les besoins en énergie, elle part du principe que l’environnement de la maison est « vivant » et que l’habitat doit en toute logique s’insérer de façon optimale dans cet environnement.

Une maison bioclimatique dans son environnement.
Une maison bioclimatique dans son environnement.

La construction d’une maison bioclimatique repose sur quatre règles essentielles

Tirer parti du soleil

  • Privilégier les ouvertures au Sud, avec de grandes fenêtres et limiter les ouvertures se trouvant au Nord.
  • Créer des puits de lumière
  • Opter pour des brise-soleil sur le toit qui vont optimiser l’apport de chaleur en hiver et limiter la surchauffe en été.

Tirer parti du sol

  • Installer un puits Canadien : celui-ci consiste à faire transiter l’air de renouvellement avant qu’il n’atteigne la maison par des tuyaux enterrés à un mètre cinquante dans le sol. Cela permet de réchauffer la maison en hiver et de la rafraîchir en été.

Tirer parti de la végétation

  • Utiliser les arbres pour procurer de l’ombre en été et offrir une climatisation naturelle
  • Créer des puits de lumière : la lumière du jour agit comme chauffage naturel
  • Opter pour des murs végétaux qui vont rafraîchir la maison en été en dégageant naturellement de la vapeur d’eau.

Jouer avec le vent

  • Profiter des reliefs naturels (haies, arbres, maisons voisines) pour permettre une protection contre les intempéries.
  • Optimiser la toiture qui sera plus basse du côté où les vents soufflent, afin de limiter l’impact du vent sur et obtenir naturellement un plus grand confort.

La maison positive : produire plus que ses besoins

La maison positive ou maison à énergie positive est une maison qui fabrique plus d’énergie que ses besoins de consommation. Une maison classique peut être à énergie positive, tout comme une maison bioclimatique.

Le concept de maison à énergie positive est très novateur. En 1994, l’architecte allemand Rolf Disch réalise la première maison positive en suréquipant une maison passive avec des capteurs photovoltaïques. Cette maison donne des idées à d’autres constructeurs allemands qui réalisent alors à Fribourg des maisons expérimentales sur le même thème.

Les maisons positives en France

En France à l’heure actuelle, on compte peu de maisons positives mais de nombreux projets commencent à voir le jour et des bâtiments sont en construction. Près de quarante projets ont été identifiés mais ils restent encore très localisés.

Ce type de projets coûte encore cher (15% à 20% de plus qu’une maison traditionnelle) mais le concept est tellement révolutionnaire qu’il commence à intéresser de plus en plus de monde. Des fabricants et constructeurs comme Xella et Wienerberger se sont déjà penchés sur la question et ont intégré l’idée dans leurs processus de fabrication.

L’énergie éolienne et le petit éolien


L’énergie éolienne est l’énergie tirée du vent. Elle est connue depuis des siècles et on l’utilisait grâce à des moulins à vent qui servaient à moudre le blé.

Depuis plusieurs années maintenant, l’énergie éolienne est bien accueillie et on se sert ainsi de la force du vent pour faire tourner des éoliennes ou des moulins à vent qui sont reliés à un générateur pour produire de l’électricité. Ces machines sont aujourd’hui capables de dépasser 4 MW de puissance. Le réseau éolien est particulièrement développé en Allemagne.

L’énergie éolienne en France

En France, les éoliennes sont intégrées au réseau électrique et regroupées dans des parcs éoliens qui comptent entre 5 et 50 éoliennes.

Utilisation des éoliennes par les particuliers

Les éoliennes présentent d’autres intérêts que leur intégration au réseau électrique français. Elles peuvent tout à fait être utilisées par les entreprises et par les particuliers et ainsi couvrir une bonne partie des besoins en électricité de la maison.

L’entreprise Lecoq SA, située à Redon a fait monter il y a quelques années une éolienne pour alimenter les besoins en électricité de ses locaux avec une énergie propre. La machine possède une puissance de 1.25 MW et permet de couvrir les besoins en électricité de 1 000 habitants.

Il existe aussi des modèles d’éoliennes plus petites pour les particuliers. On appelle ce mode de production d’énergie le « petit éolien ».

Plus d’informations sur les éoliennes :

Guide info éolien
Installer sa propre éolienne chez soi


Les écoquartiers


Un écoquartier est un quartier conçu de manière à consommer le moins d’énergie possible et selon les principes du développement durable. Un écoquartier doit concilier les exigences de l’environnement, de l’économie et de l’éthique sociale.

Déjà très présent en Europe du Nord dans les grandes villes comme Stockholm, Hanovre, Fribourg et Londres, ce concept arrive en France avec de nouveaux projets notamment à Paris ou trois éco-quartiers vont bientôt voir le jour dans les 13ème, 18ème et 20ème arrondissements.

Ecoquartier Vauban à Fribourg
Écoquartier Vauban à Fribourg.

Le concept d’écoquartier

Un écoquartier est conçu sur le mode de l’habitat dense : il faut éviter l’étalement urbain et la surconsommation d’énergie. Pour éviter tout gaspillage et limiter l’utilisation de la voiture, l’écoquartier se base sur un véritable mode de vie écologique. On privilégie la circulation douce comme les pistes cyclables, les allées piétonnes et lignes de tramway ou de bus.

Tout est pensé pour rendre le cadre agréable et respectueux de l?environnement : parcs et espaces verts, murs végétalisés, récupération des eaux pluviales, chauffage collectif au bois et chauffe-eau solaires.

L’écoquartier doit tendre au maximum vers l’autosuffisance en énergie. C’est pourquoi les bâtiments des écoquartiers sont conçus sur le mode de l’habitat passif : grands panneaux solaires, isolation efficace, triple vitrage. Un immeuble écologique passif consomme 15 kw/h, contre 250 pour un immeuble classique.

Quelques écoquartiers célèbres :

  • Le quartier Vauban à Fribourg
  • Le quartier BedZed à Londres
  • Les écoquartiers construits ou en construction en France :
  • Le quartier Les Jardins de Flandres à Merville (2007)
  • La ZAC du Raquet à Douai (2006)
  • Un écoquartier à Lille
  • Trois projets d’écoquartiers à Paris

Plus d’informations sur les écoquartiers :

Association qui a pour but de promouvoir les écoquartiers
www.ecoquartier.ch

Un blog sur les écoquartiers
ecoquartier.canalblog.com

Ecoquartier à Strasbourg
http://www.ecoquartier-strasbourg.org

Site du ministère de l’écologie sur les éco-quartiers
www.ecoquartiers.developpement-durable.gouv.fr/index.htm