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Les techniques de base du jardinage bio : rotation des cultures, organisation du jardin, associations de plantes, ravageurs et maladies, compostage, purin d’ortie et autres fertilisants naturels…

Fabriquer son composteur


Le compost est un engrais très simple à obtenir chez soi. Il permet de recycler la majeure partie de ses déchets organiques et il est réalisable au jardin, sur une terrasse et même sur le balcon d’un appartement. Pour récolter les déchets, on peut acheter un composteur prêt à l’emploi ou bien le réaliser soi-même avec des matériaux de récupération (palettes), ce qui est très économique.

Le bac à compost ou composteur

Le bac à compost n’est en théorie pas nécessaire. Bien qu’il soit possible de s’en passer et composter en tas, l’utilisation d’un composteur est généralement conseillée. Le composteur il permet de mieux activer la fermentation des déchets et d’éviter les mauvaises odeurs. Il prend moins de place et réduit la durée de formation du compost. De plus, il est visuellement plus agréable. Sur une terrasse ou un balcon il est même indispensable.

Réaliser soi-même un composteur en palettes

Il est tout à fait possible de fabriquer un composteur pas cher avec des palettes de récupération. La solution la plus simple est de récupérer trois palettes assez solides et les fixer entre elles en carré. On peut ainsi remplir par le devant et retourner le compost qui est en fait un tas. Avec quatre palettes, on peut aussi réaliser un carré puis au bout de trois mois séparer les palettes afin de récupérer le compost.

Composteur simple réalisé avec trois palettes.
Composteur simple réalisé avec trois palettes.

Une technique plus longue consiste à réaliser une façade afin de récupérer le compost au fur et à mesure. La facade doit être particulière car elle doit contenir des planches plus rapprochées et un chassis pour permettre d’ouvrir afin de récupérer le compost par le bas. Le remplissage se fait par le haut. Les déchets doivent être remués de façon régulière et le bac doit être placé à l’abri du soleil, par exemple, dans le fond du jardin sous un arbre.

En principe, le compost prend trois à cinq mois à se fabriquer, cependant on peut l’utiliser comme engrais dès six semaines de fermentation, en petites quantités à enfouir dans le sol.

Quels ingrédients utiliser pour mon compost ?

Tous les déchets organiques conviennent, excepté la viande, le poisson et les sous-produits animaux (éviter le beurre et les produits laitiers). On peut donc utiliser les coquilles d’œufs, les épluchures, le marc de café, les mouchoirs en papier, ainsi que les feuilles mortes et les fleurs fanées.

Une vidéo de fabrication d’un composteur en palette


Les bases du jardinage bio


Respecter l’environnement, manger des légumes sains et délicieux, faire partager à ses enfants l’amour de la nature et des bonnes choses : de plus en plus de jardiniers se tournent vers des alternatives aux nitrates et pesticides. Le jardin bio fait de nouveaux adeptes. Découvrez nos conseils de base pour réussir votre jardin ou potager écologique et réussir vos semis.

Appliquer les principes de rotation des cultures

Nécessaire à la fertilité des sols, la rotation des cultures ou assolement est la première règle à respecter pour ne pas appauvrir le terrain. C’est l’élément clé pour garder un sol riche sans utiliser d’engrais chimiques. Le principe est connu depuis les débuts de l’agriculture et il est assez simple à mettre en place. Pour commencer, on divise le jardin en différentes parcelles et on plante sur chacune d’elle des variétés ayant des besoins différents en ressources et en eau. Tous les ans, on fait tourner les cultures de façon à ne jamais planter deux années de suite la même famille de légumes ou de fruits sur le même carré de sol.

Le principe de rotation va plus loin car certaines espèces sont particulièrement indiquées pour succéder à d’autres. Les exemples les plus connus au potager sont par exemple :

Pommes de terre → Radis → Laitue ou betterave
Légumineuses → chou → Tomates

Pommes de terre en culture biologique.
Pommes de terre en culture biologique.

Associer les plantes par affinités

Chez les plantes, on peut dire que l’union fait la force. On appelle la technique d’association de plantes le compagnonnage : pour chasser les nuisibles et parasites, certaines espèces trouvent une certaine complémentarité lorsqu’elles sont plantées cote à cote. Par exemple, le romarin et le thym plantés à coté des choux permettent de lutter contre les pucerons et la piéride. La bourrache fait fuir les limaces et les doryphores et trouve tout à fait sa place à côté des laitues et des pommes de terre. Le potager fleuri est un autre exemple d’associations de plantes : en laissant pousser quelques fleurs à proximité des légumes, ces derniers sont beaucoup moins attaqués par les insectes.

Compost et purin d’ortie : les deux indispensables

Facile à faire chez soi avec ses pelures de légumes (bio), le compost est un très bon allié dans e jardin. Le fabriquer soi même permet de faire des économies et de le réaliser de façon écologique. Tous les déchets végétaux de l’alimentation mais aussi du jardin (déchets verts) peuvent être utiles au compostage. Les seuls déchets à ne pas inclure sont les déchets animaux (restes de viande, poisson, oeufs, fromage) et les branchages de végétaux malades.

Le purin d’ortie est l’engrais bio numéro un du jardinier écologique. Il agit comme engrais mais aussi comme répulsif contre de nombreux insectes, notamment les pucerons. Sa recette est facile et on la trouve sur de nombreux sites internet. En voici une version rapide et simple :
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Recette du purin d’ortie

– dix litres d’eau
– un kilo d’orties fraîches
Laisser macérer le mélange pendant 15 jours en n’oubliant pas de remuer une fois par jour. Filtrer, laisser reposer et utiliser rapidement. Conserver à l’abri de la chaleur.[/box]