La ouate de cellulose : le meilleur isolant écologique ?

Chanvre, laine de mouton, laine de coton, liège : il existe plusieurs isolants écologiques offrant de bonnes performances.

Nous avons choisi aujourd’hui de vous présenter la ouate de cellulose, un isolant très populaire en écoconstruction et réputé comme étant l’un des plus écologiques.

La ouate de cellulose est fabriquée à partir de papiers et journaux recyclés issus des stocks invendus ou des déchets d’imprimeurs. Ceux-ci sont broyés puis réduits en flocons très fins et traités contre le feu et les insectes et moisissures avec un adjuvant naturel, généralement des sels de bore, mais cela peut être aussi de l’hydroxyde d’aluminium ou du borax. On utilise la ouate de cellulose pour l’isolation des combles, l’isolation des planchers ou des murs.

La ouate de cellulose est-elle le meilleur isolant ?

Ouate de cellulose en vrac. Source : giga-ouate.com
Ouate de cellulose en vrac. Source : giga-ouate.com

La ouate de cellulose ne possède en effet quasiment pas d’inconvénients, ce qui lui vaut sa réputation de meilleur isolant. Son prix est relativement correct par rapport à d’autres isolants écologiques du fait de la provenance de la matière première. D’après Fabrice Barnoud, expert chez Giga Ouate, la ouate de cellulose bénéficie d’une efficacité remarquable et d’une très bonne durée de vie.

C’est un matériau écologique utilisé au États-Unis et au Canada depuis maintenant plus de 70 ans. La ouate de cellulose est un isolant classé M1 : il est non inflammable, antimoisissures et anticryptogamique, il ne se fait pas attaquer par les insectes et les rongeurs. De plus, sa fabrication demande peu d’énergie. Le recyclage évite la dégradation polluante des journaux et papiers dans des incinérateurs. C’est un excellent isolant à tous points de vue.

Les caractéristiques techniques de la ouate de cellulose

La ouate de cellulose possède tout d’abord de très bonnes performances thermiques : entre 0,035 et 0,045 W/MK. On considère un isolant très bon en dessous de 0,05 W/MK.

Grâce au traitement ignifuge qu’on lui fait subir, la ouate de cellulose résiste parfaitement au feu, ainsi qu’aux moisissures et aux insectes.

La ouate possède de très bonnes performances hygrométriques ce qui fait qu’il est bien adapté en zone sèche ou humide. Pour l’isolation des combles, il faut un pare-vapeur pour assurer une bonne étanchéité à l’air et pour contrôler la ventilation. On conseillera la ouate pour tous les climats hormis peut-être ceux ou règne un climat humide prolongé (zone équatoriale).

La ouate de cellulose protège aussi bien du froid en hiver que de la chaleur en été et elle fait partie des meilleurs isolants pour les fortes variations de température. C’est un matériau écologique très efficace, idéal par exemple dans les zones méditerranéennes de montagne. En réalité, il convient à tous les types de climats, notamment ceux qui sont rudes en hiver et chauds en été. Pour les zones froides ou de montagne, on pourra préférer cependant la laine de mouton qui est sans doute l’isolant qui possède les meilleures performances contre le froid.

Les caractéristiques sanitaires de la ouate

La ouate de cellulose est un isolant sain : elle ne possède aucune toxicité connue une fois mis en oeuvre. En revanche lors de la pose, on conseille le port du masque pour éviter d’inhaler des micro-fibres de papier et des résidus de sel de bore.

Les caractéristiques environnementales

La ouate de cellulose est un isolant écologique et recyclé : elle possède un excellent bilan carbone et une bonne durabilité. Sa mise en œuvre ne revient pas cher et cela se ressent sur le cout final du matériau. C’est un isolant plus accessible au niveau prix que le chanvre ou la laine de mouton.

Comparatif des isolants. Visible sur ouateco.com
Comparatif des isolants. Visible sur ouateco.com

Le prix de la ouate de cellulose

La ouate de cellulose est généralement vendue en gros sac de 12 kg ce qui correspond à un mètre carré. Il faut compter environ 16 € à 18 € le sac. A cela se rajoute le prix de la main d’œuvre qui est variable selon l’entreprise et le type de pose : projection humide, insufflation murale, panneaux semi-rigides… Le moins cher étant de poser soi-même l’isolant en louant une machine à souffler.

Une pose relativement facile

La ouate de cellulose se présente généralement en vrac sous la forme de flocons de ouate. La ouate de cellulose peut tout à fait être posée par les particuliers : pour l’appliquer, on aura besoin d’une machine à souffler (en location). On recommande également le port du masque. Parfois les fabricants proposent eux-mêmes la location de la machine à souffler.

Quelques interrogations : tassement de la ouate ou pas ?

Le seul point négatif avec la ouate est le possible tassement du produit après la pose. Pour éviter le tassement, l’insufflation doit avoir une densité supérieure ou égale à 55 Kg/m3. Lorsque cela est bien réalisé, la ouate de cellulose est un concurrent très sérieux à tous les autres isolants écologiques.

Nourriture à partager : servez-vous, c’est gratuit!


C’est un mouvement venu d’Angleterre qui commence à gagner du terrain un peu partout dans le monde : les incroyables comestibles (ou Incredible edible en anglais) se rassemblent librement en bordure de leurs propriétés en ville, dans les parcs et jardins publics, sur les terrains municipaux ou au pied des immeubles pour planter des légumes à partager par tous. Le but de cette initiative citoyenne est le partage et l’autosuffisance alimentaire, et cela fonctionne !

Le secret du succès de cette initiative réside dans une méthode en cinq points, très simple à mettre en place et qui ne nécessite aucun moyen particulier, mis à part une implication dans le processus et le partage sur les réseaux sociaux :

La méthode en cinq points des Incroyables comestibles.
La méthode en cinq points des Incroyables comestibles.

Enfants et adultes peuvent participer et tous les terrains peuvent être réquisitionés pour être transformés en potagers sauvages. Les initiatives des incroyables comestibles se répandent ainsi dans plusieurs villes et villages de France et l’ambiance est à chaque fois joyeuse et conviviale. C’est un moyen de rencontrer les habitants de son quartier et on se fait vite des amis.

Comment lancer l’action Nourriture à partager dans sa ville

La meilleure méthode est de se lancer soi-même avec un petit groupe de personnes. On réalise une première action et on publie les photos en ligne à travers un blog ou à travers le site web http://www.incredible-edible.info. On peut également créer une page Facebook pour l’occasion et inviter tous ses amis. Les personnes intéressées vont rapidement se joindre à la démarche et le groupe va grandir vite, comme par exemple à Saint-Nazaire ou Namur. Pour avoir un ordre d’idée ou pour rejoindre un mouvement déjà créé, on peut taper « Incroyables Comestibles » dans la recherche Facebook et voir les évènements lancés dans différentes villes ou bien se renseigner sur le site des Incroyables Comestibles qui publie la site des pays et des régions. Le mouvement est très convivial et on se fait vite des amis.

Alors, convaincus ? Envie de Partager des légumes ? Rien de plus simple ! Mettez une jardinière ou un bac en bordure de chez vous, quelques graines de fruits et légumes à pousser, arrosez, posez une petite affiche, prenez une photo et c’est parti… Rejoignez les Incroyables comestibles ! Si vous souhaitez lancer un mouvement Nourriture à Partager dans votre ville, n’hésitez pas à nous contacter et nous nous ferons un plaisir de relayer l’information.

Nourriture à partager : fruits et légumes pour tous.
Nourriture à partager : fruits et légumes pour tous.

Le site Internet des Incroyables comestibles : http://www.incredible-edible.info
La page Facebook Incroyables comestibles France : https://www.facebook.com/pages/Incredible-Edible-France/342024609186960


Les bases du jardinage bio


Respecter l’environnement, manger des légumes sains et délicieux, faire partager à ses enfants l’amour de la nature et des bonnes choses : de plus en plus de jardiniers se tournent vers des alternatives aux nitrates et pesticides. Le jardin bio fait de nouveaux adeptes. Découvrez nos conseils de base pour réussir votre jardin ou potager écologique et réussir vos semis.

Appliquer les principes de rotation des cultures

Nécessaire à la fertilité des sols, la rotation des cultures ou assolement est la première règle à respecter pour ne pas appauvrir le terrain. C’est l’élément clé pour garder un sol riche sans utiliser d’engrais chimiques. Le principe est connu depuis les débuts de l’agriculture et il est assez simple à mettre en place. Pour commencer, on divise le jardin en différentes parcelles et on plante sur chacune d’elle des variétés ayant des besoins différents en ressources et en eau. Tous les ans, on fait tourner les cultures de façon à ne jamais planter deux années de suite la même famille de légumes ou de fruits sur le même carré de sol.

Le principe de rotation va plus loin car certaines espèces sont particulièrement indiquées pour succéder à d’autres. Les exemples les plus connus au potager sont par exemple :

Pommes de terre → Radis → Laitue ou betterave
Légumineuses → chou → Tomates

Pommes de terre en culture biologique.
Pommes de terre en culture biologique.

Associer les plantes par affinités

Chez les plantes, on peut dire que l’union fait la force. On appelle la technique d’association de plantes le compagnonnage : pour chasser les nuisibles et parasites, certaines espèces trouvent une certaine complémentarité lorsqu’elles sont plantées cote à cote. Par exemple, le romarin et le thym plantés à coté des choux permettent de lutter contre les pucerons et la piéride. La bourrache fait fuir les limaces et les doryphores et trouve tout à fait sa place à côté des laitues et des pommes de terre. Le potager fleuri est un autre exemple d’associations de plantes : en laissant pousser quelques fleurs à proximité des légumes, ces derniers sont beaucoup moins attaqués par les insectes.

Compost et purin d’ortie : les deux indispensables

Facile à faire chez soi avec ses pelures de légumes (bio), le compost est un très bon allié dans e jardin. Le fabriquer soi même permet de faire des économies et de le réaliser de façon écologique. Tous les déchets végétaux de l’alimentation mais aussi du jardin (déchets verts) peuvent être utiles au compostage. Les seuls déchets à ne pas inclure sont les déchets animaux (restes de viande, poisson, oeufs, fromage) et les branchages de végétaux malades.

Le purin d’ortie est l’engrais bio numéro un du jardinier écologique. Il agit comme engrais mais aussi comme répulsif contre de nombreux insectes, notamment les pucerons. Sa recette est facile et on la trouve sur de nombreux sites internet. En voici une version rapide et simple :
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Recette du purin d’ortie

– dix litres d’eau
– un kilo d’orties fraîches
Laisser macérer le mélange pendant 15 jours en n’oubliant pas de remuer une fois par jour. Filtrer, laisser reposer et utiliser rapidement. Conserver à l’abri de la chaleur.[/box]


Les écoquartiers


Un écoquartier est un quartier conçu de manière à consommer le moins d’énergie possible et selon les principes du développement durable. Un écoquartier doit concilier les exigences de l’environnement, de l’économie et de l’éthique sociale.

Déjà très présent en Europe du Nord dans les grandes villes comme Stockholm, Hanovre, Fribourg et Londres, ce concept arrive en France avec de nouveaux projets notamment à Paris ou trois éco-quartiers vont bientôt voir le jour dans les 13ème, 18ème et 20ème arrondissements.

Ecoquartier Vauban à Fribourg
Écoquartier Vauban à Fribourg.

Le concept d’écoquartier

Un écoquartier est conçu sur le mode de l’habitat dense : il faut éviter l’étalement urbain et la surconsommation d’énergie. Pour éviter tout gaspillage et limiter l’utilisation de la voiture, l’écoquartier se base sur un véritable mode de vie écologique. On privilégie la circulation douce comme les pistes cyclables, les allées piétonnes et lignes de tramway ou de bus.

Tout est pensé pour rendre le cadre agréable et respectueux de l?environnement : parcs et espaces verts, murs végétalisés, récupération des eaux pluviales, chauffage collectif au bois et chauffe-eau solaires.

L’écoquartier doit tendre au maximum vers l’autosuffisance en énergie. C’est pourquoi les bâtiments des écoquartiers sont conçus sur le mode de l’habitat passif : grands panneaux solaires, isolation efficace, triple vitrage. Un immeuble écologique passif consomme 15 kw/h, contre 250 pour un immeuble classique.

Quelques écoquartiers célèbres :

  • Le quartier Vauban à Fribourg
  • Le quartier BedZed à Londres
  • Les écoquartiers construits ou en construction en France :
  • Le quartier Les Jardins de Flandres à Merville (2007)
  • La ZAC du Raquet à Douai (2006)
  • Un écoquartier à Lille
  • Trois projets d’écoquartiers à Paris

Plus d’informations sur les écoquartiers :

Association qui a pour but de promouvoir les écoquartiers
www.ecoquartier.ch

Un blog sur les écoquartiers
ecoquartier.canalblog.com

Ecoquartier à Strasbourg
http://www.ecoquartier-strasbourg.org

Site du ministère de l’écologie sur les éco-quartiers
www.ecoquartiers.developpement-durable.gouv.fr/index.htm